mardi 19 juillet 2011

Chronique bière 3

Trois mois plus tard, voici la chronique bière de Pâques... C’est un peu tard, mais quand même, entre cinq boîtes et huit valises, voici nos conclusions sur la bière pascale.

Disons, que l’effort est davantage mis sur l’étiquette que sur le liquide puisque ce sont toutes des bières rousses. Leur goût se ressemble beaucoup, mais il en avait une qui était carrément pas buvable. Ça fait vraiment bizarre d’avoir une bouteille de bière avec un lapin psychédélique ou des petites poussins qui font « kyle, kyle ».

L’engouement pour les bières de Pâques semble moins grand que celui pour la Tuborg de Noël. La production semble être moins importante. Il y en avait plusieurs sortes dans les semaines avant Pâques, mais plus on approchait du congé plus les tablettes se vidaient sans être réapprovisionner. Au mois de janvier, on pouvait encore trouver les bières du Père Noël.

vendredi 15 juillet 2011

Aller jouer à la bibliothèque

Louis-Philippe aime bien aller à la bibliothèque. Donc jeudi, alors qu’il pleuvait à boire debout, j’y ai amené les enfants, pas tant pour lire des livres que pour permettre à Louis-Philippe de dépenser de l’énergie...

C’est que la bibliothèque de notre quartier n’a rien de celles du Québec. Dans la section des enfants, il y a de grosses autos que les enfants peuvent conduire, des déguisements, un château en bois...et des livres aussi. Évidemment les enfants ne sont pas tenus au silence.

Chaque fois que j’y suis allée avec les enfants, il y avait des groupes de garderie. Ça n’a rien de surprenant, surtout les jours où il fait gris. Ce qui l’est un peu plus, c’est quand les éducatrices disent aux enfants : « Nu, spiser vi! » Et les enfants s’assoient aux tables...pour manger leur lunch!!! On est à la bibliothèque et les enfants de trois ans mangent leurs petits sandwichs! Les adultes ne sont pas en reste puisqu’il y a une machine à café à l’entrée!

Le seul défaut de la bibliothèque, c’est qu’elle ferme à 18h et qu’elle n’est jamais ouverte le dimanche. C’est malheureux puisque dans mes souvenirs d’enfance, les dimanches pluvieux sont remplis de visites à la bibliothèque.

   

mercredi 13 juillet 2011

La ville vue d’une balançoire

Après en avoir parlé plusieurs fois, Antoine a finalement fait un tour de balançoire version Tivoli.

Les gens qui montent dans ce manège semblent assis dans une balançoire pour bébé, sauf qu’ils tournent à des dizaines de mètres du sol. En fait, de là-haut, Antoine voyait jusqu’en Suède! Il n’a pas pu prendre de photo puisqu’il ne pouvait même pas garder sa passe d’autobus dans ses poches!!















Marie, elle, était assez grande pour pouvoir aller dans la montagne russe pour enfants toute seule... Elle était bien fière! Elle n’a pas oublié de lever les bras comme Marie-France lui a montré!


Après, elle est montée dans le carrousel avec son frère parce que lui ne pouvait pas y aller seul.


Dimanche, nous sommes allés à la plage du côté d’Amager Strand. La température était agréable et la mer était un peu plus chaude que la dernière fois qu’on y était au début du mois de juin.

On va à la plage en métro!

Donc, entre les tâches habituelles et les préparatifs du retour, nous prenons du temps pour profiter de la ville encore un peu. Ce n’est plus tout à fait la même ville puisqu’il y a beaucoup d’animation et de touristes dans le centre de la ville. Les Copenhagois sont tous partis pour leur sommerhus (maison d’été). Dans notre quartier plusieurs commerces sont fermés. Les propriétaires ont pris un mois de vacances!

vendredi 8 juillet 2011

Inondations

Ce n’est pas la Vallée du Richelieu, mais Copenhague a eu sa part d’inondations le 2 juillet. Un orage a déversé 150 mm de pluie en 1h30! Évidemment, les égouts pluviaux n’ont pas suffit. Les rues se sont remplis d’eau et s’est infiltré dans plusieurs sous-sol.

Notre appartement étant au 3e étage (4e pour un nord-américain), nous n’avons pas eu de dégâts, mais ce n’est pas le cas des sous-sols de notre secteur. Les espaces à bureau ont été touchés, mais comme ils sont inoccupés, ça fait moins de dégâts. Plusieurs locataires ont cependant des espaces de rangement dans les sous-sols... donc ils ont sorti ce qui a été touché par l’eau. Du même coup, ils en profitent pour faire du ménage dans leurs traîneries... Résultat : la cour est pleine de vidanges!
Au moment de la photo, c'était encore pas si pire. Maintenant, il y des poubelles sur le gazon là où est le trailer. Maintenant c'est encore plus dégueulasse puisqu'il a plu. Les tas de livres, de boîtes de carton et de vieux meubles sont maintenant trempés...

L’école de Marie a également été touchée. Il y a eu un refoulement d’égout. Les toilettes extérieures sont donc condamnées tout comme le secteur des vestiaires, une classe et le gymnase. La garderie est restée ouverte, mais les enfants ne pouvaient évidemment pas aller dans ces zones.

À travers toute la ville, on voit des containers à vidanges et on aperçoit que les cours ont l’air de la nôtre. Il paraît qu’à Magasin, il y a eu des dégâts sur plusieurs étages. La circulation des trains au centre de Copenhague a été perturbée pendant deux jours.

Ce n’est pas la première fois durant notre séjour qu’il y a des inondations à la suite d’un orage fort. En août, il y avait eu un orage fort et la station de train Ryparken avait été inondé. Il y avait de l’eau jusqu’au plafond du tunnel piétonnier... Ça avait pris plusieurs semaines pour faire le nettoyage.

Voici quelques liens pour voir!

Ces images ont été prises dans notre quartier. Le lac, c’est celui au bout de la rue et les grandes artères sont celles que nous empruntons quotidiennement.

Ces images ont été prises dans le quartier Norrebro (entre l'école de Marie et la maison).

Des images de l'inondation à Ryparken. Vraiment impressionnant de voir l'eau monté.

jeudi 7 juillet 2011

À la découverte de Stockholm

Voici quelques photos de notre séjour à Stockholm. C’est une ville magnifique. Tout comme à Oslo, la nature est aux portes de la ville, sauf que la ville est bien plus ancienne ce qui lui donne plus de charme.


En sortant de l’aéroport, ce qui surprend c’est de rouler pendant 30 minutes dans la forêt avant d’arriver aux premières banlieues de la capitale. On a été surpris de voir des conifères. On s’est donc rendu compte, qu’il n’y en a pas à Copenhague.

Pour ce qui est de la durée du jour, on a peu vu de différence puisqu’il n’y avait pas de fenêtre dans notre chambre à l’auberge de jeunesse. En plus l’auberge a été aménagée dans ce qui était probablement un ancien stationnement d’immeubles à appartement (un peu comme celui de mon beau-père), donc pas de danger qu’il fasse clair la nuit! Comme à Copenhague, il fait tout à fait clair à 21h30.

Pour ce qui est de la température, ça ressemble davantage au Québec. L’hiver, il peut faire -30˚C, mais l’été, il peut faire +30˚C. À Copenhague, il ne fait jamais beaucoup plus de 20˚C et l’air est plus sec qu’à Stockholm.
La relève de la garde au palais de Stockholm dure plus d'une heure!

Au cours de notre fin de semaine, nous avons visité deux palais royaux. Celui de Stockholm qui sert pour les événements officiels et celui de Drottningholm situé à 45 minutes de la ville. C’est dans ce dernier qu’habitent vraiment le roi et la reine. Une partie du château est ouverte au public ainsi que le parc. Nous n’avons pas croisé de membres de la famille royale puisqu’ils étaient tous au mariage du prince de Monaco.
Drottningholm. Le roi habite dans la partie de gauche.
 

Nous avons également visité la cathédrale de Stockholm. C’est là que s’est marié la princesse héritière l’année dernière. Un détail qui a bien plu à Marie (même si on trouve le prince bien ordinaire... faut dire que le prince héritier du Danemark est pas mal!)


Antoine et Marie se sont trouvé un escalier casse-cou à monter pour admirer la vue de Stockholm.  Après une ascension de 200 marches, ils sont arrivés au sommet du clocher de la cathédrale. Il semble que la vue valait l’effort.






De mon côté, je voulais faire un peu de shopping pendant ce temps, surtout que Louis-Philippe dormait dans sa poussette. Mes plans ont été chamboulés lorsque la roue de la poussette s’est cassée en sortant de la cathédrale... Je les ai donc attendu dans les marches du musée voisin!


Quant à la poussette, on a ramené Louis-Philippe à l’hôtel sur les roues d’en arrière. Même chose pour se rendre à l’autocar vers l’aéroport. La poussette a fini sa course là, à côté de la poubelle de l’arrêt d’autobus. Marie en avait les larmes aux yeux. On savait que la poussette était en très mauvais état, on se demandait si on allait la rapporter au Québec... la décision s’est prise d’elle-même. On a ressorti la vieille poussette, qui va mieux que la « nouvelle ».



D'autres photos:
Au moment de l'industrialisation, les Suédois ont créé les jardins d'ouvriers. Les gens vivant en appartement pouvaient ainsi cultiver leurs légumes et améliorer leur alimentation. Ils avaient une petite remise où ils installaient un divan et une table, ils pouvaient ainsi aller passer la journée à la campagne. Ces jardins existent toujours et sont très en demande.

Les Stockholmois ont leur Tivoli.

Comme partout dans le monde, les IKEA sont situés en banlieue, il y a donc une navette toutes les heures pour transporter les magasineurs! La lecture à bord... le catalogue IKEA. On s'est demandé où les gens mettaient leurs achats au retour. À Copenhague, on peut se louer une remorque à vélo pour retourner à la maison!



jeudi 30 juin 2011

Nouveau voisin

Ce midi, un nouveau voisin s’est installé dans notre immeuble. Il est arrivé en vélo, dans les bras de sa maman, environ deux heures après avoir vu le jour... C’est ça aussi le Danemark!

Eh oui! Accoucher est une chose des plus naturelle pour les Danois. Notre voisine (américaine) s’est donc rendue à l’hôpital vers 8h et elle est revenue vers 12h45. Son mari l’a ramené à la maison dans leur vélo familial. La Cadillac du genre, mais quand même. Elle était assise dans la boîte, son mini bébé dans les bras. Est-ce qu’une telle scène pourrait se voir ailleurs qu’au Danemark?? Ma voisine indienne et moi en sommes venues à la conclusion que non!

Au Québec, il faut presqu’obtenir son brevet ès siège d’auto pour pouvoir sortir le bébé de l’hôpital. Sans blague, durant les cours prénataux, on recommande d’aller faire vérifier l’installation du siège par les policiers. Il est strictement impossible de partir avec le bébé si une infirmière ne l’a pas vu attaché dans son petit banc portatif.

Les histoires d’accouchement sont probablement ce que nous avons entendu de plus dépaysant. Ici, quand on provoque un accouchement, on retourne la mère à la maison pour le temps du travail... Hallucinant! On vient de poser un acte médical et on en fait aucune supervision??? En fait, après les opérations d’un jour, voilà les accouchements d’une demie journée! Je ne devrais peut-être pas en parler, ça pourrait donner des idées à certains départements d’obstétriques qui débordent. Chose certaine, c’est un homme sans enfant qui a eu cette idée!


dimanche 26 juin 2011

Des camions remplis de finissants

Au lieu d’avoir un mortier, les finissants danois (et suédois) portent une casquette de marin!

Au début, on ne comprenait pas pourquoi tous les jeunes du Danemark avaient une casquette blanche vissée sur la tête. C’est que lorsqu’ils terminent leur dernier examen, les étudiants du gymnasium (l’équivalent du cégep ou du lycée) sont coiffés d’une casquette blanche à visière noire. Un ruban indique le genre d’études qu’ils ont fait. Le ruban rouge dans le cas des études pré-universitaires et le bleu pour les études techniques. Le nom de l’étudiant et de son école sont brodés à l’arrière de la casquette.

Le jour où ont leur remet leur casquette, les étudiants reçoivent une rose de leurs parents. Encore une fois, la couleur de la fleur est déterminée par les études réussies. C’est probablement le seul moment de l’année, où il y a une grosse demande pour des roses bleues!

Ensuite, ils se baladent fièrement en portant leur casquette afin de montrer qu’ils ont fini la scolarité pré-universitaire. Vendredi et samedi, les finissants se sont promenés toute la journée dans la ville dans des camions en buvant, en hurlant et en sifflant. Ça faisait comme un bruit de fond dans la ville.



Normalement, les finissants devraient porter leur casquette pour encore quelques jours, soit jusqu’au début du mois de juillet. À une autre époque (la tradition existe depuis 1856), ils la portaient jusqu’à la rentrée universitaire...

Il semble que de nos jours, les jeunes Danois soient nombreux à partir l’étranger à la fin de leurs études. Ils ont la réputation de ne pas reprendre l’école tout de suite après leur périple autour du monde, faute d’argent. Ils travaillent alors au Netto (une chaîne d’épicerie à bas prix) et certains s’y prennent les pieds. Les Danois obtiendraient donc leur diplôme universitaire plus tard que la moyenne.

À la fin de sa dernière journée de CE1, Marie a eu droit à un muffin au chocolat coiffé d’une casquette!! Ben quoi, elle a fini son premier cycle du primaire! Chaque étape mérite d’être soulignée!