samedi 12 mars 2011

Voyage en ex-URSS

Quand on dit Ukraine, à quoi pensez-vous? Tchernobyl, Kiev, ancienne république d’URSS, Révolution orange, président défiguré à la suite d’un empoisonnement...  Antoine ajoutera dorénavant à cette liste des routes pleines de trous.

Pour son travail, Antoine a dû se rendre trois jours en Ukraine, dans une ville à peu près situé au milieu du pays. Cette ville de 350 000 habitants est à 380 km de la capitale. Il y a une autoroute pour les 100 premiers kilomètres, mais par la suite, c’est une route genre 132 tellement couverte de nids-de-poule que le chauffeur se tient sur la ligne médiane tant qu’il n’y a pas de voitures venant en sens inverse!! Comme les Ukrainiens sont habitués de conduire dans de telles conditions ils ne ralentissent pas à l’approche d’un trou. Ils continuent de rouler à 100km/h. Finalement, Antoine et son collègue étaient très contents d’avoir un chauffeur Ukrainien, sinon, le trajet qui a duré cinq heures leur en aurait probablement pris huit.

En Tchéquie, nous étions surpris par le nombre de fermes ou de bâtiments abandonnés ou en très mauvais état. Il semble que ce soit encore plus courant en Ukraine. Quant aux voitures, les Ladas ne sont pas uniquement des pièces de collections de l’ère soviétique.

Le dépaysement n’était pas seulement routier puisque les Ukrainiens ne parlent pas du tout anglais. Pour discuter avec leurs interlocuteurs, Antoine et son collègue devaient passer par l’intermédiaire d’un interprète. La réunion au lieu de prendre un avant-midi a donc pris la journée complète!

Quand on regarde les documents touristiques qu’Antoine a rapporté, on constate toutes les «attractions» qu’il a raté, notamment la visite du réacteur de Tchernobyl!! Dans la brochure, on commence en disant: «Ce n’est pas tous les voyages à l’étranger qui nous donne la chance de visiter le site du pire accident nucléaire au monde». Non, effectivement! On assure les voyageurs que tout au long de la journée, ils seront accompagnés du même chauffeur d’autobus et du même guide pour ce voyage vers «l’enfer environnemental»! Quel réconfort!!! On note que le lunch ne sera pas radioactif et que les voyageurs pourront le vérifier à l’aide d’un instrument mesurant les radiations!! On indique également : « Pour ceux qui se le demande, oui, votre corps recevra des doses de radiations au-dessus de la moyenne toute la journée, mais les effets sont supposés être sans danger ».   

En lisant un journal anglophone qu’Antoine a rapporté, nous avons appris que l’Ukraine est membre de la Francophonie (l’adhésion à l’organisation n’est pas basée sur la pratique du français, mais sur les liens du pays avec la France) et célèbrera la Semaine de la Francophonie. Si Antoine avait été à Kiev à la mi-mars, il aurait pu assister au spectacle d’un chanteur Suisse qui interprète des chansons de Piaf, Lara Fabian, Jean-Jacques Goldman...

Par manque de temps, Antoine a résisté à l’attrait de la radioactivité et de la Francophonie et s’est contenté de marcher dans les rues de Kiev avant de reprendre l’avion. Nous ne prévoyons pas de vacances en Ukraine pour l’instant!!!
L'opéra


L'Euro 2012 de soccer aura lieu à Kiev.








lundi 7 mars 2011

Halloween viking

Mercredi, commencera le Carême avec le Mercredi des Cendres. Auparavant, il y a Mardi Gras. Au Danemark, cette fête s’appelle Fastelavn et se célèbre le dimanche précédant le Mardi Gras. C’est une fête surprenante, un croisement entre une piñata et l’Halloween. Son surnom est d’ailleurs l’Halloween du Nord.

Dans un vidéo trouvé sur You Tube, une Danoise explique les origines de cette fête. Elle la compare un peu à l’Halloween. Elle note toutefois qu’il n’y a pas « all the dead stuff »... Je crois qu’elle base sa conception de l’Halloween sur les films d’horreur américain qui sorte à cette période de l’année et non sur le ton plutôt bon enfant de la fête.

Disons que les origines de Fastelavn comportent leur part de cruauté! Le cœur de la fête est slå katten af tønden qui signifie “sort le chat du baril”. Les enfants, qui sont tous déguisés, tapent sur un baril suspendu dans les airs jusqu’à ce que celui-ci se brise et laisse échapper les bonbons. Il y a une image de chat sur le baril parce qu’à une autre époque, ce n’est pas des bonbons qu’on plaçait à l’intérieur , mais un chat noir. On tapait sur le baril jusqu’à ce que le chat meurt...

Les enfants passent également de maison en maison pour ramasser de l’argent et ils chantent une chanson qui commence par “Fastelavn er mit navn...” qui signifie Fastelavn est mon nom. Leurs déguisements ne sont pas différents de ceux d’Halloween. Il y a beaucoup de princesses, de chevaliers, de sorcières (ça fait vraiment bizarre en mars), de pirates et le plus original... une machine à Coca-Cola!

En consultant un guide de voyage, nous avons découvert que l’un des endroits où Fastelavn est célébrée de façon spéciale est  Dragør, un ancien village de pêche situé à 12km de Copenhague. Là-bas, des gens circulent à cheval de maison en maison toute la journée. Ils se font offrir des petits verres de punch au rhum chaud et chantent des chansons à boire. À la fin de la journée, ils tapent sur un baril afin de couronner le roi et la reine du chat. Le roi est celui qui est le premier à briser le fond du tonneau et la reine est la personne qui démolie le dernier morceau du baril.




 

 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En plus du charme du village, qui est admirablement conservé, on a pu voir les enfants taper sur leur baril, se promener déguisé, Antoine a bu du punch et nous avons bien sûr assister au “pétage” de baril équestre! C’était amusant. Il y avait vraiment beaucoup de monde.

Sur le côté sud du fort, à l'abri du vent, nous avons profité des rayons du soleil.
En plus, de son chat, de son baril, de sa chanson, de son punch, Fastelavn a évidemment sa danoise...la Fastelavnbolle!! C’est pas très différent d’une danoise ordinaire, mais ne sont en vente qu’à cette période de l’année. La version danoise est meilleure que le dessert équivalent suédois le Semla qui est un pain rond ordinaire coupé en deux et garni de crème pâtissière et de crème fouettée. On n’a pas trop aimé.
Fastlavnbolle

dimanche 27 février 2011

Voyage dans le Sud

Au départ, nous voulions un peu de chaleur et de soleil pour les vacances d’hiver. Nous pensions donc à la Toscane. Sauf que contrairement aux Québécois, les Danois ne partent pas dans le Sud en février, ils vont plutôt faire du ski en Suède ou en Norvège, les vols pour le sud de l’Europe sont donc rares et coûteux à cette période.  Finalement, on a opté pour le sud... de la Suède!!
Il fait évidemment moins chaud, mais dans le cadre d’une année en Scandinavie, on s’en serait voulu de ne pas avoir visité cette région si exotique pour nous et qui est à quelques minutes de Copenhague. En plus, au fil des siècles et des guerres, la Scanie est passé de la Suède au Danemark à plusieurs reprises. Lund a déjà été la capitale du Danemark d’ailleurs.
Nous n’avons pas rencontré beaucoup de touristes ayant fait le même choix que nous. À certains endroits, on était même plutôt surpris de nous voir débarquer! Ce qui nous a parfois valu un meilleur accueil qu’en plein mois de juillet.


Nous avons d’abord passé deux jours à Göteborg qui est à environ 300 km  de Copenhague. C’est le berceau de la Volvo. Au musée Volvo, ce ne sont pas les vieux modèles de voitures qui ont attiré l’attention des enfants, mais plutôt les gros camions.






De façon générale, Göteborg n’est pas vraiment une belle ville. Il y a certains coins qui sont jolis, mais le passé industrielle de la ville est toujours très présent. En plus le seul édifice en hauteur de la ville est une horreur architecturale. Les concepteurs ont sûrement fait trop de blocs Lego dans leur enfance. Cependant, une fois au 22e étage, on a une vue à 360˚ de toute la région.








En parcourant les routes de cette région, on a vite constaté que la Suède n’est pas très densément peuplé. Il y a beaucoup de champs et la pointe sud (Scanie) est très valloneuse. Cette présence de grand espace a réveillé chez la Québécoise que je suis, le goût d’aller marcher dans le bois. Bon, ayant été élevé en banlieue, l’immense parc d’un vieux manoir a tout à fait assouvi mon besoin de nature « sauvage ».



Nous avons eu notre détour scientifique puisque nous nous sommes rendus à la station télégraphique d’où a été envoyé le premier message vers l’Amérique. Ça paraît « hot » comme ça, mais il n’y a rien d’autres à voir qu’une antenne en triangle. Bon, c’est ma description, j’imagine qu’Antoine aurait une autre version! Quand Marie nous a demandé pourquoi on s’arrêtait dans ce champ, la réponse a été accueillie par un « Ah... »






La ville universitaire de Lund nous a tout à fait charmés, même si nous avions l’impression d’être centennaire. C’est que la ville compte  40 000 étudiants, la moyenne d’âge doit donc tourner autour de 20 ans. La cathédrale qui a près de 1000 ans rétablie la moyenne!

En plein coeur de la ville, il y a un musée en plein air regroupant des maisons et des fermes témoignant de 500 ans d’architecture suédoise. La ville a également de vieilles maisons qui sont aussi jolie que celles du musée. Au cours de notre voyage, nous avons pu constater que les fermes traditionnelles (composées de quatre bâtiments formant un carré) sont toujours très présentes.



À Trelleborg, nous avons pu élargir un peu le vocabulaire de Louis-Philippe en le faisant décrocher des bateaux Vikings, pour lui faire découvrir ... les maisons Vikings!! Les touristes viennent dans cette ville (l’été) pour la forteresse qui aurait été construite au 10e siècle, par l’un des premiers rois danois, Harald à la Dent bleue (ça ne s’invente pas).

À Ales Stenar, nous avons admiré un aménagement de menhirs en forme de bateau. C’est un genre de Stone Edge Viking situé au sommet d’une falaise, au bord de la mer. Nous n’avons pas eu le temps de lire toutes les pancartes. Disons que le vent et le froid ont eu raison de notre soif de savoir, surtout que personne ne sait vraiment à quoi servait ce lieu.

L’endroit était fabuleux. Nous étions seuls, au bord de la mer Baltique, au milieu d’un champ valloneux, entouré par ces immenses pierres posées là il y a des centaines d’années. Disons que les parents capotaient plus que les enfants. En montant le sentier d’accès, Marie traînait un peu de la patte et ce n’est qu’en lui disant que le site était composé de menhirs comme ceux d’Obélix qu’elle a continué à avancer. Heureusement qu’il y a les BD!



Nous nous sommes rendus jusqu’à Karlskrona. Comme cette ville est située de l’autre côté de la Suède et qu’il n’y a pas d’autoroute, ça nous a obligé à faire pas mal de route. On a un peu regretté, mais nous avions lu que le port est classé au Patrimoine mondiale de l’UNESCO. C’est vrai que c’est beau, mais dans le guide Michelin on dirait « ne vaut pas un aller-retour de quatre heures »! Le port a été aménagé parce que la Suède voulait avoir un port plus au sud puisque celui de Stockholm est bloqué par les glaces durant l’hiver.









Nous avons fini notre voyage en visitant un autre fleuron de l’industrie suédoise, le IKEA! C’est même là que nous avons souper et c’est probablement l’un des meilleurs repas que nous ayons eu!

jeudi 17 février 2011

Vinterferie

Alors que vous n'êtes pas encore en relâche, nous voici rendu aux vacances d'hiver. Et oui, il y aura aussi les vacances de printemps à Pâques. Marie est donc en congé cette semaine et la semaine prochaine. C'est pour cette raison que je n'ai pas pu actualiser le blog. Je suis à temps plein à répéter: "Louis-Philippe arrête de faire crier ta soeur. Marie laisse ton frère jouer tranquille!" Les parents voient certainement de quoi je parle!
Ce matin, le niveau de fébrilité a atteint son comble puisque nous partons pour le sud de la Suède en fin de journée. Nous avons donc une auto qui nous attend en bas de l'immeuble. Louis-Philippe est donc très énervé à l'idée de faire un tour d'auto. La Suède, l'hôtel, le bain et la piscine de l'hôtel, pour le moment il s'en fou, ce qu'il veut c'est faire un tour d'auto!
Nous partons donc pour Göteborg, Lund et Karlskrona. Nous n'allons pas jusqu'à Stockholm puisque c'est à plus de six heures de voiture. En plus, comme les journées sont plus courtes là-bas en ce moment, nous allons attendre au mois de juin, pour aller profiter de journées encore plus longues!
Je vous laisse, j'ai des valises à finir et une maison à remettre à peu près en ordre!!!

samedi 12 février 2011

Une tourtière pas de croûte

Comme il n’y a pas beaucoup de plats déjà préparés à l’épicerie, il n’est pas toujours facile de savoir ce que mangent les Danois. Cependant, j’étais intriguée par un met ressemblant à une tourtière du Lac St-Jean sans croûte.

En fait le biksemad est un plat fait avec des restants. Dans Wikipedia, on dit qu’il s’agit d’un met traditionnel danois particulièrement apprécié des marins de la marine marchande lors de leurs gardes de nuit.
Les recettes que j’ai trouvé dans Internet indique simplement restant de viande coupé en cubes  et pommes de terre déjà cuites. Il suffit de faire revenir la viande et les patates en cubes avec de l’oignon. Ensuite, on casse un œuf là-dessus... C’est donc un œuf miroir sur de la tourtière pas de croûte!!! Disons que j’ai laissé tomber l’œuf!
Est-ce que c’était bon? Oui, mais ça ne goûte pas la tourtière de mon père!

vendredi 11 février 2011

Payer son 180%

Que des banlieusards comme nous aient choisi de ne pas avoir de voiture à Copenhague peut sembler étrange, mais quelques chiffres et quelques informations vous éclaireront sur notre décision.

180% : C’est le pourcentage de taxes exigées lors de l’achat d’un véhicule. Vous avez bien lu 180%, je ne me suis pas trompée. Les taxes représentent donc près du double de la valeur du véhicule.
 Acheter une voiture à l’étranger n’est pas une solution. Dès son arrivée ici, un automobiliste étranger doit se munir d’une plaque d’immatriculation danoise et payer un montant correspondant à 180% du prix de son véhicule... 
Ça convainc de se trouver un deux roues et une passe d’autobus!

146 675 DKK : Le prix d’une Yaris (5 portes). Cela correspond à 26 738$. Le site de Toyota Canada annonce le modèle de base à 14 000$!!!

11,57 DKK : C’est le prix de l’essence à Copenhague, ce qui correspond à 2,25$/litre. Antoine travaille à 30 km d’ici, je vous laisse faire le calcul de ce que ça coûterait par semaine!

Le stationnement : Il faut trouver une place payante dans la rue.
Dans les rues commerçantes ou au centre d’achat, lorsqu’il y a des places de stationnement gratuites pour trois heures, par exemple, il faut indiquer l’heure d’arrivée à l’aide d’un petit cadran apposé dans la fenêtre. Si on ne le fait pas : contravention. Comme je croyais qu’il s’agissait du collant rappelant la date du prochain changement d’huile, c’est certain que j’aurais eu au moins un billet d’infraction!!!

En tenant compte de toutes ces contraintes nous ne sommes plus surpris de voir autant de vélos, mais plutôt estomaqués par le nombre de voitures! Le parc automobile n’est pas particulièrement vieillissant. Les gens ne roulent pas en Lada, loin de là. Les voitures sont petites, mais c’est la même chose dans le reste de l’Europe...

Voici le genre de véhicules qui auraient été dans nos moyens:
une très vieille remplie de cochonneries ou une très petite!

mardi 8 février 2011

Coup de vent

Hier soir, nous nous sommes endormis au bruit des vagues. Nous ne sommes pas déménagés en bordure de l’Øresund. Les vagues étaient en fait des bourrasques de vent.
La tempête de vent (la pire en six ans) a commencé en soirée et s’est poursuivie toute la nuit. Ce matin, les vents se sont calmés, mais soufflaient quand même à 50km/h. Il faut dire que le fait d’avoir des vents de 30km/h est anondin à Copenhague.
Ce matin, les journaux font état des dégâts. En plus des pannes de train dues aux chutes de branches sur les fils, des dégâts causés par des trampolines volantes, des dizaines d’arbres déracinés, des échaffaudages qui se sont écroulés, plusieurs voitures ont été abimées.
Durant la soirée de lundi, les ponts qui permettent de quitter la province où se trouve Copenhague ont été fermés. Quant aux passagers du traversier pour Oslo... je ne suis pas certaine que la traversée de 16 heures a été vraiment agréable.

Dans notre cour, à part les jouets de sable qui se sont retrouvés à l’autre bout de la cour, il ne semble pas y avoir eu de dégâts.
Enfin, je ne sais pas s’il faut l’attribuer à la tempête, mais demain notre réfrigérateur va prendre le bord! Oh, ce n’est pas à cause du vent, mais plutôt parce qu’il fait 10˚C sur la tablette du haut!!!!