mercredi 1 juin 2011

Jour des grandes prières

Le 20 mai était jour férié au Danemark. C’était Store Bededag (le Jour des grandes prières). Comme les autres fêtes danoises, il y avait bien sûr un pain associé à cette fête!

Cette fête religieuse a été créé par le roi Christian V, en 1686. Il s’agissait de consolider en une seule journée plusieurs fêtes religieuses qui avaient lieu au printemps et qui étaient jugées comme mineures. En France, on aurait probablement conservé toutes ces fêtes et on ferait le pont entre chacune d’elles!!

De nos jours, les Danois ne prient plus beaucoup lors du Jour des grandes prières qui arrivent le quatrième vendredi après Pâques. La veille de ce congé, ils vont faire un pique-nique ou faire le tour des remparts. Comme il n’y a plus de fortifications, ils vont plutôt faire un tour au Kastellet (la citadelle de Copenhague). Le grand moment de la soirée... assister à la descente du drapeau...

De retour à la maison, la tradition veut qu’on déguste un hveder. Un petit pain blanc qui a un très très subtil goût de cardamone. À l’époque, on achetait ce pain le jeudi puisque les boulangers avaient congé eux aussi le vendredi.

Dans les jours précédant ce jour férié, il y avait des piles de sacs de hveder à l’épicerie. Lors d’une visite avec l’association francophone, nous avons demandé à notre guide danoise comment se mangent ces petits pains. Elle a expliqué qu’il faut les faire griller. Quand quelqu’un lui a demandé si on met quelque chose dessus, elle a répondu avec gourmandise « Du beurre! »
De notre côté, on a jugé qu’un bonne couche de beurre d’érable améliorait ce petit-déjeuner « de fête »!!!  

Sous le soleil

Ah! Copenhague est une ville facile à aimer quand il fait beau!

Mardi matin, en sortant pour aller reconduire Marie à l’école, il faisait déjà près de 20˚C. On avait vraiment l’impression d’être en été. Pas seulement en raison de la douceur du temps, mais aussi pour l’agréable odeur de matin d’été. En après-midi, le mercure devait approcher 25˚C. Pour la première fois en neuf mois, il faisait plus chaud dehors que dedans!! Quelle sensation agréable!! En plus, il n’y avait pas de vent! Le bonheur!

Si notre bonheur était si grand, c’est qu’il a fait un temps typiquement danois durant le séjour de ma mère. Parfois il fait soleil, parfois il pleut, parfois il y a de gros nuages, mais il ne pleut pas, parfois il fait soleil, mais il pleut, parfois il fait soleil, mais on gèle et toujours ce vent qui dépeigne.

Quand on est allé faire un tour à Tivoli en soirée, j’avais un coupe vent, deux chandails chauds et j’aurais bien mis mes mitaines! L’orchestre a d’ailleurs joué des airs de Noël!!

Même Louis-Philippe a compris la météo danoise. Quand il a vu mes nouveaux capris, il m’a dit : « Ah! des pantalons pour la mer! » L’après-midi que nous avons passé à la plage lui a permis de conclure que l’eau est bien trop « frette » pour qu’on envisage plonger dedans (à moins d’être Viking) et qu’il vaut mieux songer devant ou se contenter de faire un gros château.

Samedi, nous avions planifié d’aller à Dragør pour visiter ce joli village, mais la température incertaine nous a fait changé nos plans. Nous avons plutôt opté pour le château de Frederiksborg, à Hillerød (30 minutes de Copenhague). Nous ne l’avons pas regretté. L’endroit est magnifique et le château a été construit avant l’époque design IKEA. La décoration est donc somptueuse, des plafonds à caissons, des dorures, des peintures gigantesques... Il y a même des murs peints en couleur! On se sentait dans un pays de rois et de princesses.


Photo prise lundi soir à 22h03...

Si la chaleur n’est pas souvent au rendez-vous, la durée du jour continue de nous surprendre. Quand on va se coucher vers 23h, il y a encore des lueurs dans le ciel. Aujourd’hui (1er juin), le soleil s’est levé à 4h34 et se couche à 21h41. La lune est devenue une notion astronomique aussi abstraite qu’un trou noir! On a réalisé que nos enfants ne reverront pas la lune avant le mois d’août... 
Photo prise mardi à 21h45 après une soirée d'averses. Hé oui, une aussi belle journée s'est terminée sous la pluie... C'est le Danemark!


lundi 30 mai 2011

Stockholm

Ne vous inquiètez pas, je n'ai pas décidé d'arrêter le blog, nous sommes seulement très occupés. Et nous le serons jusqu'au bout puisque nous venons d'acheter des billets d'avion pour Stockholm!!! Nous serons dans la capitale de la Suède pour la fête du Canada. On pourra profiter des longues journées.

On a longtemps hésité avant d'aller à Stockholm, mais il y a quelques jours Antoine a appris qu'il touchait un héritage de sa grand-mère Sirois décédée en novembre, ça l'a convaincu de faire ce voyage. En plus comme sa grand-mère était une grande voyageuse, elle est certainement contente de savoir qu'elle nous permet de découvrir une autre ville de Scandinavie.

Déjà en novembre 2008, grand-maman Jeanne trouvait que nos enfants étaient de grands voyageurs.
En 2010-2011, ils auront visité 8 pays!!

mardi 17 mai 2011

Les toits de Copenhague

Depuis notre arrivée à Copenhague, nous avons toujours observé notre ville d’adoption depuis le plancher des vaches. Durant le séjour du père d’Antoine et de sa conjointe, nous avons finalement trouvé comment admirer les toits de Copenhague.

Il y a d’abord le parc de Frederiksberg. La vue est bien, mais comme ce secteur est un peu à l’écart de la ville, ce n’est pas aussi saisissant que du haut de Marmorkirken (l’église de marbre). Cette église au dôme magnifique, l’un des plus imposants de Scandinavie, est situé à deux pas du palais royal. Sa construction a débuté en 1749 et s’est terminée en 1894, après un arrêt de 100 ans.

L'escalier construit dans l'un des piliers de marbre.
Pour profiter de la vue, il faut cependant accéder au sommet du dôme. Pas aussi facile à dire qu’à faire quand on connait le vertige qui m’afflige dans les escaliers. Je n’ai jamais rien trouvé de pratique aux jolis escaliers des triplex de Montréal. Je me suis déjà retrouvé à en descendre sur les fesses ou agrippée à la rampe comme un enfant de deux ans!  Avant, de commencer l’ascension, j’ai pris la précaution de laisser passer tous les autres touristes. Ça s’est compliqué quand on s’est retrouvé dans un escalier en colimaçon à peine assez large pour une personne. Ouf! Le sentiment d’étouffement est presque instantané.

Le dôme intérieur est sous nos pieds.

Ensuite quand on arrive sur le pourtour inférieur du dôme, c’est plus vaste, mais absolument étourdissant. On se trouve entre les coupoles extérieures et intérieures dans une forêt de poutres de bois. Et l’escalier? Il est suspendu au milieu de tout cela puisqu’il faut aller de la base de la coupole extérieure vers son centre où le grand air nous attend!!!





À l’extérieur, si on s’abstient de regarder la coupole de cuivre qui est à nos pieds et de s’imaginer glissant sur ce toboggan architectural, ça va. La vue est splendide! Par cet après-midi ensoleillée, on pouvait voir le pont de l’Øresund, les clochers de Copenhagues, la mer, l’opéra... En plus, comme on connaît bien la ville, on sait ce qu’on voit!

Avis aux prochains visiteurs, je ne remonte pas là! Je vous attend en bas!




La tour de l'hôtel de ville.


Rosenborg slot

À l'arrière le palais royal et l'opéra.

Le secteur du Kastelet.


samedi 14 mai 2011

1er mai

Dans mon esprit, le 1er mai en Europe était synonyme de grandes manifestations et de brin de muguet. J'avais à moitié raison.

Effectivement, il y a eu un immense rassemblement au Fælled Parken qui est près de chez nous. Mais pour le muguet, le seul qu’on a vu est arrivé de France par courriel! Sinon, au parc à part des gens qui se promènent avec leur caisse de bières qu’ils vont ensuite éliminer sur les troncs d’arbres avant de revenir s’évacher sur le gazon, on a eu droit à un discours du parti de gauche, à des drapeaux soviétiques et à des vendeurs de hot-dogs et de ballons Spider-Man... On dirait que les communistes cèdent parfois au charme de l’Oncle Sam!!

Ce qui m’a le plus amusé, c’était de voir Antoine, qui s’imagine faire un MBA pendant ses trajets en autobus, dans un rassemblement pour les droits des travailleurs!!

Ce qui nous a le plus étonnné? Ceci. Qu'est-ce que c'est? Ce n'est pas une sculpture contemporaine en pvc, mais un pissoir! Ou si vous préférez un urinoir portatif...









Et qu'est-ce que ces Vikings qui célèbrent en buvant une caisse de Gron Tuborg et en se vidant la vessie en plein air mangent quand ils ont un petit creux?? Des pois!! Il y avait des vendeurs de pois partout. Ça se vend dans un petit sac en papier. Même si ça paraît très santé, il y a quand même quelque chose de rustre dans la façon de les manger. Les gens ne mangent que les pois à l'intérieur et jettent les cosses par terre. Il y en a eu à la grandeur du quartier pendant une semaine! 

mercredi 4 mai 2011

Surprises

Si les Québécois (et les candidats du NPD) sont surpris du résultat des élections de lundi, imaginez notre surprise.

Même si j’écoute la Première chaîne de Radio-Canada tous les matins (après-midi), j’ai l’impression d’en avoir manqué un bout!

Une chose est certaine, quand je reprendrai le travail, j’aurai pas mal de nouveaux noms à apprendre!

Si la distance ne nous permet pas de saisir toutes les subtilités d’une campagne électorale, le décalage nous permet de voir les discours des chefs sans avoir besoin de se coucher tard!!

Autre surprise cet après-midi. La madame du débat des chefs a maintenant une chronique dans le Journal de Montréal???

mardi 3 mai 2011

Amsterdam

Quand nous sommes entrés sur la Grand Place de Bruxelles lors de notre voyage de noces en 2001, je me suis dit qu’Amsterdam devait ressembler à ça... Pas tout à fait.

Ce n’est pas que la ville n’est pas belle, mais c’est moins grandiose et je m’attendais à être davantage dépaysée. Peut-être que c’est le fait d’arriver de Copenhague qui atténue le choc culturel. Il y a notamment certaines similitudes architecturales.

Les maisons qui bordent les canaux servaient d'entrepôts. Les poutres qui sortent de la façade permettaient de hisser les marchandises. Ce système sert toujours pour les déménagements.

 

Le stationnement à vélo de la gare centrale a trois étages!!


Quant aux vélos, s’il y en a beaucoup dans les deux villes, l’attitude des cyclistes est différente. Les Danois respectent scrupuleusement le code de la route. Les cyclistes ont priorité sur les voitures, mais les piétons ont priorité sur les vélos ce qui fait que les cyclistes descendent de leur vélo lorsqu’ils sont dans une zone piétonne ou sur un trottoir. Les pistes cyclables sont à sens unique. De plus en plus de gens portent un casque. À Amsterdam, on pourrait résumer en disant « none of the above »! Les cyclistes passent partout, arrivent de n’importe quel côté et personne n’a de casque mais plusieurs ont des passagers sur leur porte-bagages.



 À Copenhague, on ne s’est jamais fait sonner par les cyclistes. À Amsterdam, ça nous arrivait constamment. C’est  que les trottoirs sont parfois tellement étroits ou embarrassés par des vélos ou des terrasses de restaurant que nous devions mettre un pied dans la zone cyclable...DRING, DRING!  

Il y a une chose qui nous a vraiment surpris à Amsterdam c’est le nombre d’embarcations. En ce lundi de Pâques, on aurait cru que les gens avaient tous sorti leur petit bateau. Dans certains cas, on n’était pas toujours certain que ces marins du dimanche arriveraient à rentrer à bon bord! Surtout lorsque les pédalos se retrouvaient dans la ligne des bateaux-mouches  touristiques.

À part le stress lié à la façon de conduire des cyclistes, il émane d’Amsterdam une atmosphère relaxe. Comment se stresser quand on marche le long d’un canal où passe un bateau avec à son bord des gens qui festoient au son de « Summer Wind » de Frank Sinatra, un verre de champagne à la main. Dans la lumière ambrée, le vent souffle les semences des grands arbres qui bordent les canaux. C’est certain que quelqu’un qui est allergique au pollen trouve ça moins bucolique!!


Vincent et Marie
Pour Marie, Amsterdam était synonyme de Musée Van Gogh. Depuis que nous étions installés à Leiden, elle nous demandait quand on allait visiter ce musée. Elle tenait à y aller parce que l’année dernière, son professeur d’arts plastiques leur avait présenté des autoportraits, dont l’un de Vincent Van Gogh.

Lorsqu’on est arrivé au musée, la file d’attente allait jusqu’au coin de rue suivant. Nous n’avons pas attendu longtemps puisqu’une employée nous a fait passer devant parce que nous avions des enfants!!! Donc un truc, si vous voulez éviter la queue, louez-vous des enfants!

Une fois à l’intérieur, la visite des salles d’exposition se fait à la file indienne. Un peu pénible. Mais Marie refusait de quitter la file. Elle voulait voir TOUTES les toiles! Louis-Philippe montrait un peu moins d’intérêts pour le peintre, mais en regardant le livre que nous avons acheté, il dit : « Ça, l’ai vu. Ça, l’ai vu. Ça, l’ai vu. Ça... l’ai pas vu. »

Mardi, nous avons passé la journée avec le père d’Antoine et sa conjointe. Nous étions bien contents de les retrouver. Nous les attendons maintenant à Copenhague jeudi, pour un séjour de quelques jours.

Quand nous sommes arrivés à Copenhague nous avons trouvé une ville transformée. La végétation avait explosé. On fait un saut chaque fois qu’on entre dans la chambre des enfants et qu’on se retrouve face au mur vert que forme le grand marronnier dans la cour. Avant de partir pour les vacances, on voyait encore l’immeuble d’en arrière à travers les branches!

Avant de partir, je tentais de photographier le nid que les pies étaient en train de faire dans le marronnier, maintenant on ne le voit plus du tout!